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CONTEXTE

« Les MIE : qui sont-ils ? »

Les Mineurs isolés étrangers, aussi appelés Mineurs non accompagnés (MNA), sont des jeunes de moins de 18 ans qui n’ont pas la nationalité française et qui n’ont pas de représentant légal en France. Ils sont donc dans une situation d’isolement et ont un besoin de protection.
En 2018, près de 2000 MIE sont arrivés en Isère, principalement d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, et en grande majorité des garçons.

« En quoi consiste la reconnaissance de la minorité ? »

Les jeunes migrants affirmant qu’ils sont mineurs n’ont pas tous de papiers d’identité en faisant foi et l’authenticité de ces papiers est parfois contestée. C’est pourquoi chaque département procède à l’évaluation de leur minorité via un entretien avec le jeune, une vérification de ses documents d’état civil et parfois un examen médical. Depuis le 30 janvier 2019, trois départements (Isère, Essonne et Bas-Rhin) expérimentent le fichage des MIE : leurs données personnelles sont alors recueillies et rattachées à leurs empreintes digitales, voire à leur photo.
Si le jeune est reconnu comme étant mineur à l’issue de cette évaluation, il peut alors bénéficier de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) qui missionne l’Adate pour être logé, avoir accès aux soins et être scolarisé (particulièrement pour les moins de 16 ans). S’il n’est pas reconnu mineur, le jeune n’a alors pas de statut légal et n’est pris en charge par aucune structure publique.
En 2018 dans l’agglomération grenobloise, on estime que plus de 1300 jeunes qui se déclaraient mineurs n’ont pas eu accès à l’aide sociale à l’enfance.

« Que se passe-t-il pour les jeunes étrangers non reconnus mineurs ? »

Ces jeunes exclus de l’ASE sont livrés à eux-mêmes. Sans perspective d’avenir et laissés à la rue où ils sont contraints de se débrouiller pour survivre, ils sont dans une grande détresse psychologique et économique. Ils ne sont pas reconnus mineurs mais leurs papiers ne leur permettent pas non plus d’être identifiés comme étant majeurs ; ils n’ont à ce titre pas de statut juridique et se retrouvent souvent bloqués administrativement.

À Grenoble, 18 associations réunies autour du collectif Migrants en Isère viennent en aide aux migrants à différents niveaux. Plus particulièrement, 3 associations travaillent conjointement pour venir en aide aux jeunes et mineurs isolés étrangers :

  • La Cimade propose un accompagnement juridique aux jeunes isolés étrangers qui souhaitent déposer un recours juridique pour faire reconnaître leur minorité ;
  • Le Secours Catholique accompagne ces jeunes sur le plan social et active son réseau d’associations pour leur permettre d’être logés ;
  • 3aMIE leur dispense plus de 25h de cours par semaine pour leur offrir une perspective d’avenir à travers l’éducation.
  • Mais aussi Médecins du monde , La PASS  et L’amicale du Nid

Pour aller plus loin :

« Récit d’une jeunesse exilée, j’ai marché jusqu’à vous » (LCP) – Documentaire pour mieux appréhender la situation de précarité des MIE